Par Louis-Marie SimonneauxPublié le

Site vitrine pour une TPE ou une PME : Wix, WordPress ou agence ?

Trois façons d'avoir un site quand on dirige une TPE ou une PME, ce que chacune coûte vraiment, et la voie que je construis. Avec cinq questions à poser avant de signer.

Forgeron frappant une pièce rougeoyante sur l'enclume, dans une forge éclairée par deux fenêtres (photo : Malcolm Lightbody, Unsplash)

En bref. Une TPE ou une PME a trois façons d'avoir un site internet. Le faire soi-même sur Wix ou Squarespace coûte de 12 à 70 € par mois, mais tout repose sur vous et la deuxième langue est payante. Confier un site WordPress à un freelance ou à une agence coûte de 800 à 20 000 €, plus 30 à 250 € de maintenance mensuelle, avec des extensions à surveiller. Les agences spécialisées dans un secteur vont du gabarit à moins de 500 € au sur-mesure du luxe. Ce que je propose se situe entre les deux : un site dessiné pour votre métier, quel qu'il soit, que vous modifiez seul sans pouvoir l'abîmer, et que je fabrique avec l'aide de l'intelligence artificielle, ce qui raccourcit les délais et baisse le prix. Les chiffres de cet article ont été vérifiés en octobre 2026.

Un cabinet d'architecte, un restaurant, un hôtel, un artisan, un consultant… Ces métiers n'ont rien en commun, sauf une chose : le client juge sur la qualité, et il commence souvent par regarder le site.

Quand je regarde ces sites, je vois souvent un écart entre le soin du métier et celui de la vitrine. Une adresse en wanadoo.fr, des photos prises au téléphone il y a dix ans, une seule langue pour une clientèle qui vient de l'étranger. Ce n'est pas un reproche. Un dirigeant de TPE ou de PME a mieux à faire que de surveiller son site, et l'offre qu'on lui propose ne l'aide pas à choisir.

Ce premier article fait le tour de cette offre, honnêtement, y compris là où elle est bonne. Ensuite, je dis ce que je propose, et pourquoi un site bien fait vaut ce qu'il coûte.

Faut-il faire son site soi-même avec Wix ou Squarespace ?

Wix, Squarespace, Shopify. On choisit un modèle, on dépose ses photos, on paie un abonnement : de 12 à 69 € par mois chez Squarespace en formule annuelle, à partir de 27 € par mois chez Shopify pour vendre en ligne.

Je ne vais pas vous dire que ces sites sont lents, ce serait faux. D'après les données de HTTP Archive de fin 2025, 75 % des sites Wix et 70 % des sites Squarespace passent les seuils de performance fixés par Google. WordPress plafonne à 46 %.

Le vrai coût est ailleurs. D'abord, c'est vous qui faites tout : la mise en page, les textes, les photos, le référencement. Ensuite, on ne part pas facilement : un site Wix ne s'exporte pas vers un autre hébergeur, pour quitter la plateforme il faut le reconstruire. Enfin, la deuxième langue est un supplément. Squarespace n'a pas de multilingue intégré et renvoie vers Weglot, de 15 à 79 € par mois selon le volume de texte.

Pour un hôtel qui accueille des touristes étrangers, ou pour l'une des 1 300 entreprises du patrimoine vivant, qui réalisent plus de la moitié de leur chiffre d'affaires à l'export, ce dernier point n'a rien d'un détail. CSA Research a interrogé 8 700 acheteurs dans 29 pays : 40 % d'entre eux n'achètent jamais sur un site qui n'est pas dans leur langue.

Combien coûte un site WordPress fait par un freelance ou une agence ?

C'est la voie la plus fréquentée : WordPress fait tourner 40 % des sites du monde. Selon les grilles publiées cette année, un freelance facture un site vitrine entre 800 et 5 000 €, une agence entre 2 000 et 20 000 €. La maintenance s'y ajoute, entre 30 et 250 € par mois.

WordPress est souple, et c'est à la fois sa force et sa faiblesse. Sa souplesse vient des extensions, et c'est là que le risque s'accumule. Patchstack a recensé 11 334 failles de sécurité dans l'écosystème WordPress en 2025, dont 91 % dans des extensions. Un site WordPress qu'on ne met plus à jour vieillit vite, et souvent sans bruit.

Reste la question des contrats. Certaines offres ne vendent pas un site, elles le louent, sur 36 ou 48 mois. À l'échéance, le client doit parfois le restituer. Ailleurs, c'est le nom de domaine qui a été déposé au nom de l'agence. Le jour où l'on veut changer de prestataire, on découvre qu'on ne possédait rien.

Que proposent les agences spécialisées par métier ?

Certaines agences se spécialisent dans un secteur : restauration, hébergement, artisanat. Prenons les métiers d'art. D'un côté, des offres rapides et bien pensées : un site en sept jours pour moins de 500 €, une page unique à 350 €, avec le code ou le nom de domaine laissé au client. De l'autre, les agences du luxe, qui travaillent pour les grandes maisons, sur devis.

Les premières sont honnêtes, et souvent suffisantes pour démarrer. Leur limite, c'est le temps : à ce prix, on habille un gabarit, on ne raconte pas un métier. Les secondes savent raconter, mais elles ne sont pas faites pour une entreprise de douze personnes.

Ce que je propose

Je m'appelle Louis-Marie Simonneaux, et je fais des sites vitrines pour des TPE et des PME, quel que soit leur métier. Je n'achète pas de thème : chaque site part d'un socle que j'ai écrit et que j'entretiens, puis il est dessiné pour son métier. Voici ce que cela change pour vous, concrètement.

Je travaille avec l'IA, et cela se voit sur le prix et les délais

J'écris mes sites avec des assistants d'intelligence artificielle. Ils rédigent une bonne partie du code, cherchent les erreurs, préparent les tests. Moi, je décide, je relis chaque modification et je réponds de ce qui est mis en ligne.

Pour vous, cela change deux choses. La première, c'est le délai : une correction ou une nouvelle section qui demandait une journée de développement se fait souvent en une heure. La seconde, c'est le prix : ce temps gagné, je ne vous le facture pas. C'est ce qui me permet de proposer du sur-mesure à un prix raisonnable, là où il fallait jusqu'ici choisir entre un gabarit bon marché et une agence chère.

L'IA ne remplace pas les garde-fous, elle les rend plus faciles à tenir. Chaque modification passe une série de vérifications automatiques : relecture du code, cohérence de la charte graphique, construction complète du site. Tant qu'une seule échoue, je n'intègre rien.

Vous modifiez tout, sans pouvoir rien abîmer

Votre site a son espace d'administration, en français, à votre nom et à votre logo. Vous y changez vos textes, vos photos, l'ordre de vos sections, vos articles. Vous composez vos pages avec seize blocs : galerie, portrait, réalisations, avis, prise de rendez-vous, et d'autres. Chacun propose quelques variantes, prévues à l'avance.

Écran d'ajout de bloc dans l'administration du site : seize blocs proposés, dont Galerie, Portrait, Avis et Formulaire de contact

Ce que vous n'y trouverez pas, c'est un champ pour changer une couleur ou une police. C'est voulu. Votre identité visuelle reste intacte, même trois ans et deux cents retouches plus tard.

Vous voyez avant vos visiteurs

Chaque modification s'enregistre en brouillon, automatiquement. À droite de votre texte, la page s'affiche telle qu'elle sera publiée, sur téléphone, tablette ou ordinateur, et se met à jour pendant que vous écrivez.

Administration du site : la liste des sections de la page d'accueil à gauche, l'aperçu en direct au format téléphone à droite

Quand c'est moi qui touche au site, le changement passe d'abord par une version de test, à une adresse à part, que Google n'indexe pas. La mise en ligne est un geste volontaire, jamais un accident.

Pas de mouchard, donc pas de bandeau cookies

Les sites que je livre ne chargent aucun script tiers à l'ouverture de la page : ni régie publicitaire, ni outil de pistage. Le calendrier de prise de rendez-vous ne se charge qu'au moment où l'on s'en sert. Il n'y a donc aucun cookie de suivi, et pas de bandeau à faire accepter à vos visiteurs avant qu'ils voient votre travail.

Un socle entretenu plutôt qu'un empilement d'extensions

Tous mes sites partagent le même socle, construit avec des outils libres et très répandus (Next.js et Payload, pour ceux que ça intéresse). Rien à installer, rien à oublier de mettre à jour. Quand je corrige un défaut ou que j'ajoute une protection, je le fais une fois, et chaque site en profite.

Un exemple. En septembre, un robot a bombardé mon propre site de requêtes à la recherche de fichiers secrets, et chacune sollicitait la base de données pour rien. Depuis, ces requêtes sont arrêtées avant même d'atteindre le site, et cette protection fait partie du socle.

Un site léger, et des mesures plutôt que des promesses

Un site vitrine vit de ses images, et les images pèsent. Plutôt que d'annoncer un chiffre rond, j'ai mesuré mon propre site. Sa page d'accueil ne bouge pas pendant le chargement. Ses 142 textes respectent tous le contraste minimal recommandé pour la lecture, y compris sur son fond animé. On peut la parcourir entièrement au clavier, et elle reste lisible même quand JavaScript est désactivé.

Le code est standard, et il peut changer de mains

Votre site vit dans son propre dépôt de code, écrit avec des briques libres que des milliers de développeurs connaissent. Si un jour vous voulez travailler avec quelqu'un d'autre, il pourra le reprendre sans licence à racheter. Les conditions précises, nom de domaine, comptes et accès, méritent d'être écrites avant de signer, chez moi comme ailleurs. C'est la première question de la liste plus bas.

Pourquoi un site vitrine est un investissement, et pas une dépense ?

Un site vitrine travaille pour vous tous les jours, à toute heure, pendant des années. C'est souvent la première chose qu'un client, un partenaire ou un futur salarié regarde avant de vous appeler. S'il est lent, daté ou pénible à lire sur un téléphone, vous perdez des contacts sans jamais savoir lesquels.

Le téléphone pèse lourd : plus de la moitié des visites sur le web en France passent par un mobile, selon StatCounter. Et la vitesse se convertit en chiffre d'affaires : dans une étude menée en 2020 sur 37 marques, Deloitte a mesuré qu'un dixième de seconde gagné au chargement sur mobile augmentait les conversions de 8 % dans le commerce.

Un site se juge donc sur la durée, pas sur son prix de départ. Comparez sur trois ans : la création, l'abonnement, la maintenance, la deuxième langue, et le temps que vous y passez vous-même. Un site bon marché à la création peut coûter plus cher au bout du compte. Un site bien construit, lui, se rentabilise avec quelques clients de plus, et continue de servir longtemps après.

C'est aussi pour cela que je travaille avec l'IA : le sur-mesure devient accessible, et l'investissement se rentabilise plus vite.

Quelles questions poser à un prestataire avant de signer ?

  1. À quel nom sera déposé le nom de domaine ? La bonne réponse est : le vôtre.
  2. Si je pars dans deux ans, qu'est-ce que je récupère, et sous quelle forme ?
  3. Est-ce que j'achète le site ou est-ce que je le loue ? Sur combien de mois je m'engage ?
  4. Qu'est-ce que je peux modifier seul, et qu'est-ce que je dois vous demander ?
  5. Combien coûtent la deuxième langue et la maintenance, sur trois ans ?

Posez-les-moi aussi. Et si vous dirigez une entreprise dont le site ne lui ressemble pas encore, écrivez-moi : je commence toujours par regarder ce que vous avez déjà.

Photo de couverture : Malcolm Lightbody, sur Unsplash. Captures d'écran : l'administration du site agence-simonneaux.fr.

Louis-Marie Simonneaux

Fondateur de l'Agence Simonneaux. Je conçois, développe et entretiens des sites vitrines pour des TPE et des PME de tous les secteurs, avec l'aide de l'IA, et je relis moi-même chaque modification.

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